Parce que je ne sais plus quoi faire ni quoi dire, que puis-je faire d'autre ? Comment te prouver que j'ai tiré un trait, que j'essaye d' oublier tout le mal qui s'est passé, et qu'a présent il n' y a que toi à qui je m'accroche, il n' y a plus que toi qui compte et sans toi je ne suis rien. Je sais bien que ce ne sont que des mots, et qu'à présent, ça ne suffit plus. Je sais bien qu'à travers mes écrits, ce n'est pas vraiment moi qui m'exprime, qu'à l'extérieur je parait tellement plus dure, tellement plus rigide, tellement plus froide. Quoiqu'il arrive je reste ce personnage, cet acteur malhabile, un peu gauche parfois, ce masque aux formes acerbes, acides et blessantes . Je suis peut être la roche qu'on croit, mais je suis fragile que je ne veux qu'on le voit. Ecoute celle que je suis en cet instant, entend celle qui t'écris à présent, car cette parcelle de moi est tellement plus vrai que celle qui s'affaire à se déguiser et se dérober. J'aimerais juste te dire que je ne veux plus te voir aller mal pour moi, que je me tâcherai de ne plus jamais te faire de mal. Sache que si jamais je n'ai manqué de courage, jamais le c½ur n'a cessé de battre, jamais je n'ai baissé les armes, jamais je n'ai plongé pour le grand voyage de l'oublie, c'est parce que tu es là, que je n'abandonnerai pas face à toi. Je voudrais qu'enfin, tu sache que je t'aime. Sache enfin, que ce « Je t'aime » là n'est adressé qu'à toi. Maintenant c'est à moi de te demander d'avoir confiance en moi. Je t'en supplie écoute moi, crois moi. Je voudrais être capable de m'exprimer à l'oral plutôt que d'usurper cet acteur qui ne me ressemble pas, je voudrais pouvoir te dire tout ca, pour qu'enfin t'apparaisse l'amour que j'ai si longtemps gardé pour toi. Mais en vain, je n'y arrive pas, les mots manquent, ma gorge reste lourde, aigre et hargneuse. C'est pourtant grâce à cet amour là que je pose le pied à terre, tous les matins du monde. Je voudrais juste que tu sache que jamais, je n'ai voulu te faire du mal, jamais je n'ai voulu tout ça, faire couler les larmes qui usent nos sommeils, éveiller les mots qui n'auraient pas lieu d'être. Le passé est révolu et mon c½ur n'appartient qu'au présent. Il n'y aura pas de retour en arrière, le passé est assujetti de mes maux, mais le présent est chaud, délicat et rassurant. . S'il te plaît écoute moi, regarde moi, dans le chaos de mes yeux, tu verras que je ne mens pas. Ecoute-moi, les mots qui me laisse muette, les gestes qui m' handicapent, les pleures qui crispent mes traits et brouillonnent mes nuits, à présent, c'est tout ce qu'il me reste.
Si je demande pardon, est ce que tout s'arrangera ? Est-ce qu'a présent tu me crois ?
Toi, et pas un autre, parce que le sourire d'un autre serait bien moins rayonnant que le tient. Tu ressembles à tous ceux qui ont eu du chagrin, mais le chagrin des autres ne m'intéresse point, parce que les yeux des autres sont bien moins bleus que les tiens...
Si je demande pardon, est ce que tout s'arrangera ? Est-ce qu'a présent tu me crois ?
Toi, et pas un autre, parce que le sourire d'un autre serait bien moins rayonnant que le tient. Tu ressembles à tous ceux qui ont eu du chagrin, mais le chagrin des autres ne m'intéresse point, parce que les yeux des autres sont bien moins bleus que les tiens...

